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Ce que fut l'Algérie Française

CE QUE FUT L'ALGERIE FRANÇAISE

 

 

Nous avons découvert ce texte de A. MARTINEZ sur un site du web. 

Il ne contient en vérité rien de transcendental. Mais il est une excellente synthèse d'un tas de choses qui ont été dites et redites depuis 40 ans sur l'Algérie et les Pieds Noirs. Et il est bon parfois de rafraîchir les mémoires...lorsque le mensonge persiste.

 

LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS

 

Dans ce fatras informe que constitue à présent l'information dans notre pays, les couvertures se succèdent concernant le sujet lucratif de la guerre d'Algérie. Il ne se passe pas un jour ou un livre atteste la systématisation de l'emploi de la torture dans l'armée française. Les périodiques rivalisent de zèle pour montrer au lecteur sous couvert d'une réalité historique, l'angélisme de la révolution algérienne, l'indignité de l'armée française, et les méfaits de la colonisation.

 

Ce ne sont pas les articles courageux du "point ", et de " Paris Match ", arbre malingres et frêles qui cachent la foret, qui pourront à eux seuls rétablir une vérité tronquée. Il est temps à présent que nos brillants éditorialistes et journalistes de tout bord cessent leur entreprise de démolition, et laissent de coté une idéologie perverse qui ne fait qu'accabler à sens unique en occultant sciemment ou par paresse intellectuelle une part de réalité commercialement peu rentable.

 

Ceux qui participent à ce processus ignoble se reconnaîtront. L'immense majorité des chroniqueurs et groupes de presse sont assis sur le même plateau de la balance. On peut lire ça et là des propos incendiaires à l'encontre d'un bord coupable de toutes les injustices, comme ci l'authenticité de faits ignobles était monolithique, accrochée désespérément au manichéisme ambiant. Il n'est pas question pour moi dans ces quelques lignes, de refaire la guerre d'Algérie, de remettre en cause la réalité ou de discuter sur le bien fondé de l'indépendance. On ne refait pas l'histoire. "Les choses étant ce quelles sont", et puisque c'est d'histoire qu'il s'agit, il est souhaitable d'en aborder tous les aspects. C'est à mon avis, mais peut être suis-je dans l'erreur puisque n'étant pas un professionnel de l'information dirigée, une règle qui ne doit jamais être transgressée. Le traitement que vous faites de ces 132 années de l'histoire de la France est le plus souvent indigne, incomplet et réducteur.

 

J'ai lu que Napoléon III, peut être le plus critiqué de nos souverains, dont les qualificatifs manquaient, récemment, pour décrire l'étendue de son manque de bon sens, avait découvert avant tout le monde une "nation algérienne" au mépris d'une réalité historique évidente. Même un fervent révolté de la première heure avoua, après avoir visité les cimetières et interrogé les vivants et les morts ne pas l'avoir trouvé.

Napoléon le petit comme l'appelait Victor Hugo, avait sans doute oublié que le vocable "Algérie" fut une invention française.

 

Victor Hugo aussi y va de sa complainte. On ouvre ses écrits car il est à la mode. L'incommensurable écrivain décrit "les paysans algériens vivant pieds nus dans leur maison en terre battue et mangeant à même le sol." Il oubliait lui-même, que dans ses ouvrages, il racontait les misères des paysans français, qui mangeaient des racines et que, dans le même temps, son contemporain Zola défendait les victimes affamées de l'esclavage industriel. Alphonse Daudet pouvait aussi être cité pour la description qu'il fit de la vie "idyllique" des premiers "colons" mais sa vision ne correspond pas aux constations du Maître il sera donc écarté. Il faut veiller à rester "littérairement correct. "

Un autre grand humaniste toujours à l'écoute du peuple, l'écrivain, François Mauriac en personne, a stigmatisé l'extrême dénuement des paysans musulmans en Algérie et passait sans honte sur ses terres sans même un regard pour "ses" gens en guenilles.

Il est vrai qu'en France, en 2002 trois ou quatre millions de chômeurs (officieux) et une multitude de personnes vivant sous le seuil de pauvreté c'est une référence incontestable d'égalité, de fraternité et de justice.

 

Les faux procès faits aux défricheurs de l'Algérie

 

Il y eut en Algérie des spoliations et des terres furent réquisitionnées et c'est une injustice. Mais il y eut aussi des terrains incultes achetés et des pionniers courageux qui vinrent expirer dans les marais fétides pour transformer les cloaques puants en terres fertiles. Des dizaines de villages furent créés et le pays conquis, sortit du moyen âge. Les installations et infrastructures modernes ont accompagné le développement de métropoles somptueuses. Il y avait également de gros propriétaires musulmans. Peut-on le préciser ?

On a coutume de croire que les "français" s'étaient installés dans une terre de cocagne, et n'avaient eu qu'a adopter la technique du "pousse-toi de là que je m'y mette." La réputation du "grenier à blé de Rome" était bien justifiée, mais jusqu'à l'arrivée des Vandales.

 

On apprend qu'il y avait en Algérie d'une part dix millions d'hommes soumis et exploités par neuf cent mille conquérants qui avaient le pouvoir. Si mon père était encore de ce monde, je lui aurai posé la question concernant sa puissance. Il m'aurait rit au nez et m'aurait indiqué qu'il avait le pouvoir de travailler dix heures par jour, six jours sur sept et parfois sept jours sur sept pour un salaire de misère sans se plaindre et sans maudire. Il me revient en mémoire, l'histoire d'un fils d'immigré espagnol, aux environ des années vingt qui travaillait aux champs dans la région d'Oran dés l'âge de sept ans. Sa taille d'enfant ne lui permettait pas de monter sur un âne sans l'aide d'un adulte. Plus tard, il eut la chance de "posséder" sur un terrain communal, un cabanon au bord de la mer pour que ses enfants puissent profiter de la plage. Il eut le pouvoir de bâtir de ses mains et tout seul, un abri avec des blocs de pierre arrachés aux flots joyeux. Chaque jour il coltinait à dos d'homme à travers les dunes et les chemins pierreux, la ration d'eau douce de toute sa famille. Cet homme parmi tant d'autres, fut aussi traité lors de son arrivée, d'ignoble profiteur, de privilégié, de "sueur de burnous."

 

On cite les Borgeaud, les Blachette et Schiaffino comme s'il n'y avait pas ici, des Pinault, des Séllière et Lagardère. On décrit les grandes exploitations en sachant bien qu'il n'y avait en France que "des pauvres paysans."

On occulte le petit peuple de laborieux qui vivait avec un revenu de 2o% inférieur à celui de la métropole. Cette modeste "société de boulomanes" adeptes de plaisir simples et peu coûteux dont les Camus et Robles sont la parfaite illustration.

 

Pas d'interpénétration entre les communautés peut-on lire encore. Cela aussi est faux. Les Européens d'origines diverses mélangeaient leurs différences. Ce qui n'était déjà pas une mince affaire quand on connaît les dissemblances entre un Napolitain et un Alsacien ou un Valencien et un Breton. Les mariages juifs et chrétiens devenaient de plus en plus nombreux. Les hommes musulmans pouvaient se marier avec une chrétienne ou une juive parce qu'ils étaient en mesure de faire adopter l'Islam à leurs compagnes. Par contre il était défendu d'apercevoir seulement le visage des femmes de leur clan, qui étaient de toutes façons promises très tôt en mariage. Il y a sans doute aussi, sur ce sujet, matière à réflexion. De même les écoles coraniques étaient les seules valables pour un croyant, parce qu'elles enseignaient la sacro sainte loi du prophète. On peut le vérifier constamment dans l'Algérie nouvelle ou des étudiants sont exécutés sur le seuil de l'école "laïque" car leur faute est impardonnable, ils ont soif de savoir.

 

L'Algérie, un pays qui n'avait jamais existé

 

Vous parlez d'antériorité. Les Arabes musulmans sont prioritaires en Algérie, puisque établis avant les Français. Personne ne signale que leur implantation fut une invasion stérile, une colonisation brutale qui chassa ou mit sous tutelle les peuples autochtones. A partir de combien de siècles une invasion peut être considérée comme admissible ou naturelle ?

 

Vous tendez à faire croire que la colonisation française avait instauré un apartheid semblable à celui de l'Afrique du Sud ou des Etats Unis. Sept millions d'amérindiens à l'arrivée des européens, environ quatre cent mille de nos jours.

Un million d'autochtone en Algérie à l'arrivée des français, dix millions à leur départ. Où est la finesse de la comparaison ? Pas d'endroits réservés ou interdits et même des élus musulmans. Et si l'organisation d'un premier et second collège était une inégalité à réformer en priorité, les représentants musulmans légalement élus, furent une cible privilégiée pour le FLN. Preuve que la "rébellion" ne désirait pas l'égalité, mais simplement un pouvoir sans partage.

 

On cite l'esclavage on fait des réunions et des informations. Pas une fois seulement on n'évoque le repère de pirates officiel qui régnait depuis des siècles en Afrique du Nord et en Algérie notamment. Abd el Kader lui-même possédait plus de mille cinq cents captifs. Les chrétiens alors remplissaient les bagnes barbaresques, on peut même dire qu'ils y étaient à ce moment là fort prisés.

On occulte également l'esclavage africain de l'Afrique de l'est où les esclavagistes noirs cette fois pourvoyaient en chair blanche et fraîche les harems des sultans et les géhennes des royaumes de l'Orient. Et après mars 1962 en Algérie ? de tout cela silence ! !

L'esclavage n'est atroce que si les blancs, européens ou occidentaux le pratiquent.

 

Le FLN poseur de bombes

 

Vous avez mis quarante ans, quarante longues années, pour reconnaître du bout des lèvres ce que tout le monde savait, le massacre des harkis et leur abandon sans pitié aux mains des égorgeurs. Tout n'est donc pas perdu. Mais pas un d'entre vous ne fut scandalisé par l'affront qui leur fut fait par un chef d'état étranger, ancien terroriste, venu nous donner des leçons de bonne conduite. Certains enfoncent même le clou en affublant avec lui, du terme de "collabos " les ralliés à notre drapeau. Comme quoi, il est plus respectable, de siffler notre hymne national, de bombarder nos ministres de projectiles divers, de cracher sur notre Président de la république, et d'insulter la France, que de la choisir et de l'aimer jusqu'à mourir pour elle. Le précédent honteux du "Glaoui" contraint de baiser la babouche du Roi du Maroc, après avoir eu l'idée folle que la France, qui l'avait impliqué, pouvait aller jusqu'au bout de ses promesses, se reproduisit en donnant lieu à l'expression de l'horreur et de la lâcheté ignominieuse.

 

L'exemple nous est présenté par les héroïques "porteurs de valises " qui sont considérés comme ayant défendu l'honneur de la pensée humaniste en transportant de l'argent et des armes et qui amorcèrent des bombes qui oeuvrèrent au massacre des innocents. Préparez les médailles et complétez la liste des récipiendaires non encore enrubannés. A l'ordre des "tireurs dans le dos" c'est la croix avec palmes.

 

On entend dire que la première bombe d'Alger, rue de Thèbes, qui fut européenne "obligea" en quelque sorte, le FLN a agir de même. Le peuple d'Alger n'eut que ce qu'il méritait puisque les "activistes ", qui le représentaient ont justifié l'usage d'un moyen identique. Mais les bombes FLN étaient déjà prêtes et l'on oublie un peu vite, les grenades dans les bus, les mitraillages des terrains de boules, les fermes incendiées, les familles exécutées, les femmes violées, les enfants tronçonnés.

 

Le faux procès fait à l'OAS 

 

Et puis il y a l'OAS. Tiens parlons en un peu. Tout ce qui est arrivé est survenu par sa faute. La fusillade de la rue d'Isly c'est lui, la non-application des accords d'Evian c'est encore lui, le 5 juillet à Oran c'est toujours lui. Les "ultra" ont donc provoqué la radicalisation des tueurs musulmans, et ont crée le fossé entre les communautés. Les soixante dix sept mois de terrorisme aveugle du FLN avant son apparition, ne représentent plus rien. Le soulèvement spontané des "masses musulmanes opprimées" fit dix fois plus de victimes musulmanes égorgées par leurs coreligionnaires idéalistes que d'Européens.

 

Vous avez mis en première page, souvent, la photo de la malheureuse petite Delphine Renard, défigurée par un attentat OAS. Parfois encore son visage ensanglanté réapparaît dans vos publications. Pourtant, pas une fois vous n'avez eu le courage de montrer nos dizaines d'enfants amputés et meurtris.

 

Si on peut avoir une aversion pour les tueurs de femmes de ménage, il n'est pas nécessaire non plus d'avoir de la sympathie pour les égorgeurs de gardes champêtres, ou d'anciens combattants à la retraite. Les "éléments incontrôlés" ne figurent que d'un coté pour dédouaner l'horreur du camp qui vous agrée. Il y eut des "ratonnades" mais on a passé sous silence les "chasses aux Européens" qui avait une autre appellation puisque c'était la "chasse aux chiens et aux fils de chiens."

 

Les troubles anti juifs du début du siècle, quand "la colonie" singeait jusqu'à l'outrance la mère patrie, sont montrés du doigt pour bien faire comprendre à l'opinion publique assoupie, que l'avènement de L'OAS n'était qu'une suite logique et monstrueuse qui émanait de ce peuple raciste et fascisant. Mais lorsque les hordes musulmanes se déversaient dans les quartiers juifs pour massacrer les quidams esseulés, il n'était pas question d'antisémitisme mais de lutte pour la libération. Il est des nuances et des astuces de raisonnement qui défient l'imagination.

Il y avait des commandos Juifs et musulmans dans l'OAS. Que ne le dites-vous ?

 

Avant les accords d'Evian déjà, les tueurs du FLN redoublaient d'audace. Ils n'étaient plus l'objet d'une grande attention des gendarmes mobiles ou de l'armée dont la mission était peu à peu d'organiser la grande braderie. Il aurait donc fallu rester "comme des brebis au milieu des loups. " Ils ne l'ont pas voulu donc ils ont eu tort. Les officiers qui dirigeaient l'OAS étaient pour la plupart, républicains. Ils s'étaient illustrés en contribuant à repousser l'ennemi Allemand bien au-delà des rives du Rhin pour ainsi libérer la patrie du régime nazi. Certains étaient de grands résistants et déportés. Une pluie d'étoiles viendra les récompenser, on utilisera leur prestige encore un peu, puis ils seront condamnés pour avoir participé à des actions "dont les mobiles n'étaient pas tous de bas étage ".

 

Le matraquage des pieds noirs par la soldatesque française

 

On dit sans préambule que l'OAS tuait les soldats du contingent et la encore on occulte le fait de l'extrême perversité des gardes mobiles qui, s'étant aperçu que justement les attaques contre les appelés étaient inexistantes, mirent systématiquement dans leurs patrouilles ou dans leurs Half track un ou plusieurs soldats métropolitains. Il faut également rappeler que les gendarmes mobiles tiraient sans distinction sur tout ce qui bougeait et à cette époque faisaient des "cartons" uniquement sur les européens mitraillant les façades les terrasses et les rues.

 

Souvent les perquisitions tournaient au vandalisme, ils défonçaient les portes à coups de pieds, n'étaient pas avares de coups de crosses, déchiraient les papiers et souvenirs divers, piétinaient même le lait des enfants. Il eut aussi des viols mais silence encore, car ici ce n'est qu'un avatar d'une période troublée.

Quant au mitraillage des quartiers européens, par l'aviation française, là encore, silence radio.

 

Les barbouzes et les porteurs de valises

 

On parle des tortures et on est assourdi par les cris provenant de "la villa Susini", alors qu'on étouffe ceux des villas d'el Biar ou de la caserne des Tagarins pratiquées avec un raffinement peu commun par des repris de justice alliés à des fonctionnaires zélés qui travaillaient en étroite collaboration avec les justiciers de l'ALN. Mais il est vrai que "les polices parallèles n'ont jamais existé. "

 

On trouve de plus en plus des tortionnaires français qui se "mettent à table", pour décrire ce qu'ils ont vu, ou ce qu'ils ont pratiqué. Pas un, pas un seul de ceux qui s'expriment aujourd'hui, ne s'est révolté, ne s'est interposé, n'a dénoncé, n'a écrit, ne s'est plaint à ses supérieurs.

Quant au camp d'en face pas un seul chevillard ne s'exprime. On peut donc en conclure que les bourreaux étaient d'un seul coté. Pourtant les photos de la barbarie des fellaghas existent, vous ne les montrez jamais. Elles ne sont sans doute "décemment pas publiables. "

Madame HALIMI proclame la légitimité à la révolte et est une adepte de la fin qui justifie les moyens. Avec conviction et la main sur le cœur elle proclame que jamais, jamais, jamais, la torture ne doit être employée. C'est la négation même de l'humanité. Mais elle reste muette sur celle pratiquée par ses comparses. Elle estime cependant que les attentats "aveugles" qui déchiquettent des hommes des femmes et des enfants peuvent être justifiables lorsqu'il n'y a pas "d'autre moyen". Comme s'il était humain de sacrifier des gens pour que triomphe une cause. Il y a les bons motifs, ceux auxquels on souscrit. Les autres ne sont que des prétextes fascistes et n'ont par leur nature, pas le droit d'exister. Logique implacable des avocats marrons qui vont jusqu'en enfer pour sauver des démons.

 

Les tristes accords d'Evian n'avaient en vue que la liquidation pure et simple des pieds noirs

 

Des "gaullistes de gauche" historiens de surcroît, viennent nous expliquer que toutes les dispositions avaient été prises pour le sauvetage des harkis. Avec une assurance dont la fausseté des propos voisine avec celle de leur maître à penser, alors que des documents officiels des principaux ministres de l'époque attestent de "l'extrême réserve conseillée" des interdictions et des menaces à peine voilées pour les initiative favorables au sauvetage des supplétifs.

 

Aucun mot sur leur désarmement et leur ré-embarquement forcé. Ces mêmes tristes sires nous signalent après les avoir vantés, que les accords d'Evian n'avaient pu être appliqués parce que la révolution lors de l'indépendance, n'avait pas de représentants suffisamment représentatifs. Avec qui avait-on traité pour signer ces accords ? Dans ce cas, les autorités Françaises étaient conscientes de la fragilité des dispositions qu'elle avait signées. Il leur revenait d'assurer l'intérim jusqu'à ce que la stabilité soit établie. Dés lors c'est un aveu de l'empressement criminel pour se débarrasser "du caillou dans la godasse", de la " boite à chagrin ". Un alibi en or ces "accords de paix. " La superbe dans les propos et l'assurance goguenarde du professeur qui s'adresse à des élèves ignorants font le reste.

 

On s'abrite sous la statue indéboulonnable du commandeur. On écrit des livres à sa gloire. On le dit visionnaire. Ce qui ajoute encore à son hypocrisie et à son machiavélisme. Celui qui savait et proclama le contraire est plus qu'un demi-Dieu. Mais s'IL savait c'était un manipulateur abject et criminel, et s'IL ne savait pas c'est encore bien pire. Prosternez-vous devant le deux étoiles providentiel. Celui qui aurait pu terminer "la sale guerre" au moins deux ans plus tôt et ainsi éviter des milliers de sacrifiés sur l'autel de l'orgueil. Le temps écornera l'icône. Il viendra tôt ou tard des marques d'infamie seront gravées sur son front par le " grand vent de l"histoire. "

On demande aux Pieds-Noirs "de voir enfin la vérité en face. " On leur reproche d'avoir eu trop de sympathie pour l'OAS, d'avoir contribué à l'asservissement des masses musulmanes ; de s'être opposé à l'indépendance, d'avoir refusé la réconciliation avec les Algériens. De ne pas avoir eu le courage des Israéliens. On leur reproche tout et n'importe quoi.

 

On se moque de leur naïveté, de leur manque d'unité. On passe sous silence, leurs meurtrissures et leur désir d'oublier en s'étant intégré trop vite. Tous ces griefs parfois, sont justifiés mais on ne laisse aucune place à leur refus de croire à leur départ forcé et à leur amour pour leur terre natale. Ils étaient cramponnés à la France de toute leur âme. Essayons d'imaginer que des Français d'origine Italienne, Polonaise, Espagnole ou Maghrébine, puissent concevoir un seul instant, un jour, sous prétexte de leur importation récente sur les terres de l'hexagone, d'être renvoyés sans ménagement, sans même une prise en compte de leurs arguments. Il est fort probable qu'ils résisteraient par tous les moyens, trouvant cela inconcevable, injuste et contraire aux lois internationales.

 

Les pieds noirs reçus en métropole comme des chiens

 

Il y a fort a parier que l'intelligentsia brillante, que le monde nous envie, s'opposerait corps et âme à leur rapatriement. Le droit du sol est donc instauré et c'est une bonne chose. Mais il n'est pas valable pour tout le monde. Les Pieds-Noirs n'y ont pas droit, n'étant pas considérés comme "interlocuteurs valables. " Ils furent empêchés de voter pour une décision qui concernait leur avenir. Les démocrates qui demandent aujourd'hui le vote des étrangers en France, furent étonnamment muets sur le droit électoral bafoué alors. La constitution française que les "rapatriés" avaient contribué largement à faire adopter, fut violée à plusieurs reprise et à leur détriment sans qu'aucune bonne conscience habituellement prompte a bondir pour dénoncer les dénis de justice, n'esquisse le moindre geste, ni le moindre murmure.

 

Ils ont habité les tours des " Minguettes ", les HLM de la " Paillade " ou d'ailleurs sans que cela ne fasse larmoyer personne.

Ils furent accueillis comme des chiens et victimes d'un amalgame éhonté qui perdure toujours. Ils ne bénéficièrent pas non plus de la présomption d'innocence. Quant au racisme subit, il fut considéré comme normal et justifié. Aujourd'hui encore, les débats ne font que rarement appel à eux. La parole leur est confisquée. Sauf lorsqu'il s'agit de montrer des réussites, des fils de colons fortunés, ou pour produire les souvenirs d'un folklore pittoresque. Alors quelques journalistes ethnologues à leurs heures perdues, comme ils le feraient avec une lointaine peuplade de Papouasie, les invite sur un plateau et se délectent d'un accent que tous n'ont pas encore perdu, de leur exubérance enfantine et de leur joie de vivre. Même leurs disparus n'ont pas droit de cité. On se mobilise, et ce, à juste titre, pour des journalistes enlevés par une junte barbare ou pour un fumeur de haschich engeolé, mais leurs êtres aimés n'ont aucune valeur. Ils pouvaient donc pourrir oubliés dans des bordels immondes ou devenir pantins dans des camps de la mort, qu'importe car ces gaillards n'ont que ce qu'ils méritent. Les Pieds-Noirs ont déjà vu bien trop de choses en face, lorsque vous-même alors, sommeilliez du sommeil du juste. Ils ont aussi leurs « Louisette » et leurs « Mohammed Garne » et qui donc s'en soucie? Ils boiront le calice jusqu'à la lie pour un hallali programmée. Les rois du couscous merguez maintenant en ont assez ! !

 

Une question s'impose à moi. Qui suis-je ? Ou plutôt que suis-je ?

 

Espagnol "de souche" mais sans la nationalité puisque mes aïeux l'abandonnèrent pour changer de misère ou simplement d'espoir.

 

Français ? Pas davantage puisque étant né sur une terre étrangère qui ne fut que "virtuellement française" puisque seulement quelques Français s'obstinèrent à croire quelle le fut éternellement un jour.

 

Algérien ? Impossible puisque représentant cinq générations qui ont vu le jour en Algérie je ne pourrai jamais l'être. Mes ancêtres sont chrétiens. Ils sont donc indignes de voir leur descendance vivre sur le sol sur lequel ils ont vu le jour puis s'y sont couchés à jamais. La terre est confisquée pour raison religieuse. Je pensais qu'elle devait appartenir à ceux qui l'adoraient sans distinction de sexe, race ou religion. Une forme de racisme est donc instaurée légalement. Mais ce ne peut être perçu ainsi car il n'y a de racisme que celui qui est perpétré par des blonds aux yeux bleus.

 

Le parti pris des médias inféodés aux utopies de la gauche 

 

Et si viscéralement vous ne pouvez faire autrement que de décrire la colonisation en écrivant ses défauts en lettres capitales et en caractères gras, Si pour vous, la présence française ne causa que misères et humiliations, faites donc seulement le bilan de la décolonisation. Soulignez en rouge les souffrances actuelles du peuple opprimé que naguère vous défendiez. Brandissez l'étendard de la conscience universelle des droits de l'homme et portez les valises des innocents aujourd'hui encore décimés.

 

Les adeptes des sociétés multiculturelles, les fanatiques du brassage des communautés sont devenus bien tièdes. Il y avait jusqu'en 1962 en Algérie, une société multiconfessionnelle où les communautés se côtoyaient tant bien que mal. Qu'en est-il de nos jours ? Et citez donc un pays musulman ou les autres religions quand elles ont pu résister, ne sont pas considérées comme minorité négligeable, soumises et humiliées.

 

Un éminent historien "de gauche ", avoue quarante ans après, qu'il était jusqu'à présent, impossible de parler du massacres des harkis. Ses comparses imposaient une loi du silence à ce sujet. Les méthodes Staliniennes ne se limitaient donc pas à la banlieue de Moscou. Eux non plus ne pouvaient pas dire : "nous ne savions pas." Ils savaient, ils ont trichés, et cependant ces menteurs sans vergogne font encore autorité sur le sujet.

Surtout ne touchez pas à leur fond de commerce, car ce qui les fait vivre c'est ce qui nous a fait mourir. On est en droit d'attendre, dans le pays des lumières, autre chose que des prises de position partiales. Dans le monde occidental pourtant riche en introspections culpabilisées, la France est la seule nation ou l'auto flagellation, la mise à l'index unilatérale de son histoire, et le dénigrement de ses qualités plafonne à un niveau touchant l'exceptionnel. La crise identitaire "des gosses de banlieue" résulte directement de celle de la France, incapable d'offrir autre chose qu'un aspect négatif et perverti d'elle-même. La déstructuration imposée de la société française, pratique d'une stratégie d'auto destruction qui à pour but a terme, la disparition totale de l'idée française.

L'exception culturelle est prônée par les mêmes individus qui contribuent par leurs actes ou propos au démantèlement d'une nation millénaire.

Certains pays l'ont compris, qui se tournent à tort ou à raison vers un état religieux ou ethnique pour cimenter et fortifier leur unité nationale.

 

C'est la guerre qui détruit. Il n'y a pas de "guerre propre. " Le mythe d'un conflit bien propret aux "frappes chirurgicales" n'a pas duré longtemps. On voudrait défendre des valeurs sans se salir les mains, sans être éclaboussé par le sang, sans voir et en déléguant ses lâchetés. On s'est vite aperçu qu'il était illusoire d'épargner sa conscience en minimisant l'horreur des résultats obtenus. Une bombe est une bombe. Elle hache et déchiquette sans distinctions de nationalité ou de religion.

 

" Derniers tabous ", "derniers secrets " on écrit cela sans honte. Comme si on avait fait le tour et qu'il ne restait plus que la bête immonde qui sommeille dans le maudit français moyen aviné et vicelard, et le Pieds-Noirs raciste, handicapé profond, sourd, muet et aveugle. Il y a des oublis gros comme le nez au milieu de la figure. Des "angles" de prise de vue qui lorgnent toujours le même axe. Des éclairages qui mettent en valeur une vérité travestie comme une putain triste, qui désespère des hommes et moque leur grandeur.

Messieurs les journalistes levez-vous un instant, la balance bascule.

 

Recevez messieurs toutes mes sincères félicitations pour votre constance dans la partialité, et le mépris ciblé que vous entretenez comme une seconde nature. Votre aptitude à appliquer et propager les doctrines suicidaires et à décerveler les masses, pratique d'une idéologie qui a fait ses preuves. Vous oeuvrez utilement, non pour la vérité, qui n'est ici qu'un prétexte, mais pour une désagrégation dont peut être vous n'avez pas entrevu l'extrême gravité. Si par contre vous agissez avec toute votre lucidité sous couvert d'arguments emprunts d'une humanité théâtrale exacerbée, nous serions alors dans le cadre d'une manœuvre stratégique qui fera pourrir notre nation de l'intérieur. Les dogmes survivent aux hommes et les feront périr.

A.MARTINEZ

 



07/10/2015
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